Des représentants de la jeunesse des dix pays du bassin du Nil se réunissent à Addis-Abeba, en Éthiopie, les 28 et 29 octobre 2026, pour lancer le Réseau régional des jeunes du Nil. Placée sous le thème « Un seul Nil, une seule voix pour la jeunesse : vers un Réseau régional des jeunes du Nil », cette rencontre vise à renforcer la coopération entre les jeunes et leur participation à la gestion des ressources naturelles partagées.
La conférence réunit environ 35 jeunes venus du Burundi, de la République démocratique du Congo, de l’Égypte, de l’Éthiopie, du Kenya, du Rwanda, du Soudan du Sud, du Soudan, de la Tanzanie et de l’Ouganda. Les participants échangent sur la coopération transfrontalière, la protection de l’environnement, la résilience face aux changements climatiques et le développement durable.
La cérémonie d’ouverture a été marquée par la présence de représentants des institutions du bassin du Nil et des autorités éthiopiennes. Parmi eux figurent Belyou Tekola, responsable des cours d’eau frontaliers et transfrontaliers au ministère éthiopien de l’Eau et de l’Énergie, ainsi que des responsables de Nile Basin Discourse, un réseau régional de la société civile.
Dans son discours, Aynalem Ashebir, présidente de Nile Basin Discourse, a appelé les jeunes à s’impliquer davantage dans les questions liées à l’avenir du bassin du Nil. Elle a estimé qu’ils ne devraient pas être considérés uniquement comme des bénéficiaires des projets de développement, mais comme des acteurs capables de proposer des solutions aux problèmes environnementaux et sociaux de leurs communautés.
La présidente de Nile Basin Discourse a également souligné que la participation des jeunes aux décisions nationales et régionales est importante pour favoriser le développement durable, renforcer la paix et améliorer les relations entre les pays du bassin du Nil. Elle a appelé à la mise en place de mécanismes permettant aux jeunes de partager leurs expériences, de lancer des initiatives communes et de faire entendre leurs préoccupations auprès des décideurs.
Le nouveau réseau doit relier les plateformes nationales de jeunes déjà soutenues dans les dix pays du bassin du Nil. Il servira notamment à coordonner les actions, à encourager le dialogue sur la diplomatie de l’eau et à renforcer la coopération dans la gestion des eaux transfrontalières, la lutte contre les changements climatiques et la protection de l’environnement.
Durant les deux jours de la conférence, les participants doivent évaluer les progrès réalisés par les plateformes nationales, examiner les difficultés rencontrées et partager les leçons apprises. Ils vont également renforcer leurs connaissances sur la diplomatie de l’eau, la coopération régionale et les moyens de développer des activités économiques adaptées aux changements climatiques.
Soutenu par le programme de Coopération pour les eaux internationales en Afrique et la Banque mondiale, le Réseau régional des jeunes du Nil ambitionne de transformer les engagements en actions concrètes. Pour les organisateurs, cette initiative doit ouvrir la voie à une collaboration durable entre les jeunes, les organisations de la société civile, les institutions régionales, les universités et les partenaires au développement, afin de promouvoir une gestion plus inclusive et durable des ressources du bassin du Nil.
Pour clore, il sied de noter que sur l’ensemble des participants, chaque pays était représenté par trois personnes et parmis ceux de la République Démocratique du Congo, on retrouve Maître Nathan Mugisa qui vient de la province de l’ituri et qui occupe la vice-présidence du réseau national des jeunes du bassin du Nil.
Jonathan Byaruhanga
