octobre 30, 2026

Attaques contre des sites des déplacés en Ituri : Gracien Iracan saisit la Présidence et la Justice

La situation humanitaire se dégrade en Ituri après les attaques signalées depuis le 20 septembre 2026 contre le site de déplacés de Kigonze, à Bunia, et, à partir du 26 septembre, contre le site de Rhoo et plusieurs localités voisines du groupement Buku, dans le territoire de Djugu. Dans un communiqué publié le 5 octobre depuis Kinshasa, le député national Iracan Unen Gratien de Saint-Nicolas alerte sur le sort d’environ 20 000 personnes déplacées.

Il fait état de tirs, d’abris incendiés, de pillages, d’arrestations et de séparations d’enfants, dans un contexte marqué par l’épidémie d’Ebola. Le bilan provisoire communiqué par l’élu du peuple s’élève à 17 morts. Face à cette situation, le député affirme avoir saisi les autorités nationales pour demander une intervention urgente.

Dans une correspondance adressée le 29 septembre au président de la République, il sollicite le retour sécurisé des déplacés, une assistance d’urgence aux familles touchées ainsi que l’établissement des responsabilités. Le même jour, il a également écrit au ministre d’État chargé de la Justice, avec copies au président de l’Assemblée nationale, à la Première ministre et aux ministres concernés, afin de demander l’ouverture d’enquêtes judiciaires et l’engagement de poursuites contre les auteurs présumés.

Dans son communiqué, Iracan Unen Gratien de Saint-Nicolas appelle l’État à combattre avec fermeté les groupes armés et les auteurs de crimes, tout en assurant la protection des populations civiles. Il rappelle que l’état de siège ne suspend pas les droits fondamentaux garantis par la Constitution et que les personnes déplacées doivent bénéficier d’une protection ainsi que d’une aide humanitaire adaptées à leur situation.

L’élu national de la ville de Bunia, chef-lieu de la province de l’ituri appelle enfin au calme et à la solidarité en faveur des familles affectées. Il assure qu’il continuera à suivre ce dossier jusqu’à ce que les victimes soient assistées et que les responsables présumés répondent de leurs actes devant la justice.

Jonathan Byaruhanga

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