Des ressortissants du Sud-Kivu vivant dans différentes provinces de la République démocratique du Congo dénoncent les traitements qu’ils disent subir depuis l’occupation d’une partie de leur province d’origine par les rebelles de l’AFC/M23.
Dans une déclaration lue dimanche 26 juillet à Bunia, la Fondation Umoja ni Nguvu affirme que plusieurs Kivutiens seraient victimes de tracasseries, d’arrestations arbitraires, de tortures et d’autres formes d’abus en raison de leur origine, certains étant assimilés, selon l’organisation, aux rebelles.
S’exprimant au nom de la fondation, son conseiller juridique, Maître Biragi Espoir Tabaro, a appelé les autorités congolaises à prendre des mesures pour renforcer la protection de ces populations déplacées.
Il recommande notamment au président de la République de mettre en place, dans chaque province, une commission spéciale chargée de la protection et de la coordination des déplacés originaires du Sud-Kivu.
La fondation exhorte également les autorités politico-administratives à veiller au respect strict de la Constitution et à sanctionner, conformément à la loi, les auteurs de toute violation des droits des ressortissants du Sud-Kivu.
Ces déclarations interviennent dans un contexte marqué par la poursuite du conflit dans l’est de la République démocratique du Congo et les déplacements de populations vers plusieurs provinces du pays.
Héritier Moga Sodo
