Des habitants des quartiers Ngoyi et Bembeyi, dans la ville de Bunia, dénoncent la poursuite de tracasseries qu’ils attribuent à des militaires sur plusieurs axes routiers de la périphérie, malgré les mesures annoncées par les autorités provinciales contre les barrières illégales.
Selon plusieurs usagers de la route, l’interdiction des barrières illicites décidée par le gouverneur militaire de l’Ituri ne serait pas appliquée sur les axes Bembeyi, Ngoyi, Ndimacho et Kpangba. Ils affirment que des militaires continuent d’exiger le paiement de sommes d’argent avant de laisser passer les conducteurs.
D’après ces témoignages, les montants réclamés s’élèvent généralement à 1 000 francs congolais, voire davantage selon les circonstances. Les habitants estiment que ces perceptions alourdissent davantage les difficultés économiques auxquelles la population est confrontée.
Les usagers appellent les autorités compétentes à faire appliquer effectivement les décisions interdisant les barrières illégales et à mettre fin aux pratiques qu’ils qualifient de tracasseries, afin de garantir la libre circulation des personnes et des biens.
Ces dénonciations interviennent dans un contexte où les autorités provinciales ont réaffirmé leur volonté de lutter contre les perceptions illicites sur les routes de l’Ituri, considérées comme un frein aux activités économiques et aux déplacements des populations.
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