La société civile forces vives du territoire de Mambasa annonce une journée ville morte ainsi qu’un appel au boycott du paiement des taxes et impôts pendant six mois, après les récentes violences attribuées aux combattants des ADF.
Cette décision fait suite à une réunion des structures citoyennes du territoire, organisée après l’attaque survenue dans la nuit du 7 au 8 août au village Banana, situé à environ 20 kilomètres de Mambasa-centre, sur la RN4, en direction de Kisangani.
Selon la société civile, plus de 13 personnes ont été tuées au cours de cette attaque. Plusieurs véhicules, boutiques et maisons auraient également été incendiés.
Pour les organisations citoyennes, ces violences illustrent la dégradation de la situation sécuritaire dans plusieurs zones du territoire de Mambasa. Elles souhaitent, à travers la journée ville morte et l’appel au boycott fiscal, interpeller le gouvernement congolais sur la nécessité de renforcer la protection des populations civiles.
Mungeni Yuma Imurani, coordonnateur de la société civile forces vives de Mambasa, affirme que les combattants ADF seraient présents dans plusieurs groupements et localités du territoire. Selon lui, cette situation contraint de nombreux habitants à abandonner leurs villages et à vivre dans des conditions précaires.
Il alerte notamment sur les difficultés d’accès à la nourriture auxquelles seraient confrontées certaines populations déplacées.
L’appel à l’incivisme fiscal annoncé par la société civile est présenté comme une mesure de pression sur les autorités. La structure conditionne la reprise du paiement des taxes et impôts à une amélioration de la situation sécuritaire.
La société civile forces vives demande par ailleurs aux autorités de renforcer les opérations de sécurisation afin de permettre aux populations déplacées de regagner leurs milieux d’origine et de reprendre leurs activités.
Rédaction
