Neuf civils, dont cinq femmes, se sont échappés des mains des rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) près d’Elake, dans la chefferie des Babila-Bakwanza, en territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri.
Selon des sources locales, ces personnes avaient été enlevées à Biakato le 7 mai dernier avant de passer plusieurs mois en captivité. Elles ont recouvré leur liberté à la faveur des bombardements menés par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), en coalition avec l’armée ougandaise (UPDF), contre des positions des ADF.
Un défenseur des droits humains salue l’intensification des opérations militaires, estimant qu’elles ont contribué à la libération de ces civils. Il exprime toutefois son inquiétude après la disparition de l’un des ex-otages.
Selon les informations recueillies, ce dernier aurait pris la fuite après avoir été confondu avec un combattant ADF par des habitants de Lwemba, alors qu’il tentait de regagner la zone sous contrôle des forces de sécurité.
Face à cette situation, le défenseur des droits humains appelle la population à rester vigilante tout en évitant de s’en prendre aux personnes inconnues sans vérification. Il souligne que les anciens captifs, souvent éprouvés par plusieurs mois de détention, peuvent être pris à tort pour des rebelles, avec des conséquences potentiellement dramatiques.
Les recherches se poursuivent afin de retrouver l’ex-otage disparu et de permettre sa prise en charge, tandis que les opérations militaires contre les ADF se poursuivent dans cette partie du territoire de Mambasa.
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